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Notre vision

Faire le calcul là où naît la donnée

Depuis quinze ans, l'informatique a pris l'habitude d'envoyer les calculs très loin, dans d'immenses centres de données. Nous faisons l'inverse : nous ramenons le calcul dans la pièce. Pas par nostalgie — parce que, pour l'éducation et pour les territoires, c'est ce qui tient debout.

Le triangle : matériel, modèle, coût

Trois sommets, et une règle que personne ne contourne : on ne peut pas pousser les trois à la fois. Tout déploiement d'IA est un choix entre eux — le nôtre est au milieu, et il s'assume.

Triangle des arbitrages : matériel, modèle et coût, avec l'équilibre SATI au centre ⚡ MATÉRIEL 🧠 MODÈLE 💰 COÛT SATI

Cliquez un sommet

Ce que le triangle interdit Une machine à 45 € qui fait tourner un très gros modèle instantanément n'existe pas, et n'existera pas demain. Toute promesse de ce genre cache un serveur ailleurs — donc une connexion, un abonnement et des données qui circulent.

L'edge computing, sans le jargon

Edge veut dire « bordure » : la bordure du réseau, c'est-à-dire l'endroit où se trouvent les gens. Faire de l'edge computing, c'est calculer là, plutôt qu'au centre.

Deux façons de répondre à la même question

Le modèle habituel. Vous écrivez une question. Elle part de votre clavier vers une box, un opérateur, un câble, parfois un océan, jusqu'à un centre de données. Là, des machines calculent la réponse, qui refait le chemin en sens inverse. Ça marche très bien — tant qu'il y a du réseau, tant que le service existe, et tant que vous acceptez que votre texte fasse ce voyage.

L'edge computing. La même question ne sort pas de la pièce. Elle est traitée par la machine posée sur le bureau. Il n'y a ni trajet, ni intermédiaire, ni tiers de confiance à qui faire confiance.

Ce n'est pas un retour en arrière : c'est ce qui est devenu possible parce que les modèles ont énormément maigri. Ce qui exigeait un serveur il y a deux ans tient aujourd'hui sur une carte à 90 €.

Dans un centre de données Sur place, dans la pièce
Où va ce que vous écrivezChez un prestataireNulle part
Sans réseauRien ne fonctionneFonctionne
Délai avant la réponseDépend de la liaisonImmédiat
Coût qui revient tous les moisAbonnement, quotas0 €
Si le fournisseur fermeLe service s'arrêteRien ne change
Puissance disponibleConsidérableLimitée
Nombre d'utilisateursIllimitéUne salle

Ce que ça change dans une classe

Pas de compte à créer pour trente élèves, pas de formulaire de consentement, pas de dépendance à la qualité du réseau de l'établissement. On branche, ça marche, et ça marche encore l'an prochain.

Ce que ça change pour un territoire

Une commune, une île, une vallée mal desservie peut disposer du même outil qu'ailleurs sans attendre la fibre, et sans que le budget dépende du tarif d'un prestataire lointain.

Ce que ça ne change pas

La machine locale reste plus limitée. L'edge computing ne remplace pas les grands centres de calcul : il les rend inutiles pour la majorité des usages quotidiens, ce qui est déjà considérable.

Pourquoi c'est devenu possible

Deux mouvements se sont croisés : les puces ont cessé de doubler de puissance, et les modèles ont appris à maigrir.

L'architecture post-Moore

Pendant quarante ans, la puissance des processeurs doublait tous les deux ans. Cette course est terminée. Ce qui progresse encore, ce n'est plus le silicium : c'est l'optimisation — la compression des modèles, la quantification, les architectures compactes.

Résultat : le même service demande chaque année moins de matériel. C'est exactement l'inverse du réflexe habituel, qui consiste à acheter plus gros.

Sur ces machines, la limite n'est d'ailleurs pas la puissance de calcul mais la bande passante mémoire — la vitesse à laquelle la machine lit ses propres données. Tout le travail d'optimisation consiste à réduire le nombre d'octets à lire pour produire chaque mot. C'est une contrainte précise, mesurable, et donc enseignable.

Exécution100 % locale
Consommation d'une borne4 à 9 W
Matériel de référenceRaspberry Pi 5 · 8 Go
Modèles visés0,6 à 8 milliards
Compression par défautQ4_K_M
Connexion requiseaucune après installation
Données transmisesaucune
Coût récurrent0 €

L'innovation frugale, pas le renoncement

Faire plus avec moins n'est pas se contenter de moins. C'est une méthode, et elle a un effet secondaire précieux : elle oblige à savoir ce qu'on veut vraiment.

La contrainte force la clarté

Sur une machine à 6 watts, on ne peut pas « tout faire un peu ». Il faut décider à quoi l'outil sert. Cette question, la plupart des déploiements ambitieux ne se la posent jamais — et c'est souvent pour ça qu'ils échouent.

Ce qu'on n'a pas fabriqué

La machine la plus sobre reste celle qu'on n'a pas produite. Un portable réformé remis en service évite la fabrication d'un équipement neuf — un poids bien supérieur à sa consommation sur toute sa durée de vie.

Reproductible, donc utile

Un dispositif qui coûte 90 € et tient sur une carte peut être copié par n'importe quelle association, école ou commune. Un dispositif à 15 000 € reste une démonstration.

Et concrètement ?

Une vision qui ne se traduit pas en commandes exactes n'engage personne.

Le projet SATI

Les défis auxquels il répond, les trois piliers de la solution, les limites qu'on assume et la licence des contenus.

Passer à la pratique

Le diagnostic en deux réglages, puis le générateur qui écrit le script d'installation pour votre machine.